La question des bases fendues
Lisons les affirmations de Proek (1953) et la lettre écrite à L. Vértes, citée par Saád et Nemeskéri (1955) :
En ce qui concerne les instruments en os, on trouve ici des pointes appartenant au groupe des pointes du type de Mladeã avec plusieurs variantes. Ces pointes sont pour la plupart plates et à profil ovale fig. 1-3, 5-10*. Si on rencontre ici des pointes à base fendue, on ne peut compter ce fait comme prouvé. Pour le moment on n'a constaté cette fente que sur les pointes brisées et il semble que cette fente n'est pas faite intentionnellement. Le meilleur exemple est représenté par la pointe de Dzeravá skala (Pálffybarlang) découverte par J. Hi11ebrand, Hill.1. En réalité il s'agit seulement d'un fragment de pointe et non pas d'une pointe à base fendue. On a découvert des fragments semblables également au cours des recherches à Dzeravá skala en 1950, voir fig. Pr.2. et fig. Pr.3. * Fragments : Pr. 2-4, 6, 7, 9 et 11 ??.
in Dzeravá skala .....wurden....häufige Knochenspitzen gefunden, die man in vier verschiedene Gruppen einteilen kann. Ausser der typischen mladecer Spitzen fanden wir auch flache grobe Knochenspitzen weiter bikonische Spitzen mit rundlichen Querschnitt und endlich mladecer Spitzen mit ausgebreitetem Kopfabschnitt. Viele von diesr Spitzen sind gespaltet, die Spaltung kommt aber nur bei gebrochenen Spitzen vor und es ist sehr wahrscheinlich, dass diese Erscheinung ganz natürlich ohne, Menscheneinfluss entstanden ist. Bei den gebrochenen Spitzen befindet sich die Spaltung nicht nur an der Basis, sondern oft auch an der Spitzen. Bei den völlig erhaltenen Spitzen könnten wir nie eine künstliche Spaltung beobachten.«
Les classes de Proek :
1) pointes typiques de Mladeã (Lesquelles ? Pr.14, Pr.11 Pr.15 ?)
2) des pointes plates grossières (tout le reste ??)
3) des pointes biconiques à section ronde Pr.6 Pr.9 Pr.13
4) et pointes de Mladeã avec une tête (=base ?) élargie (Lesquelles ? Ka.5 Pr.10 ? )
Remarques : les pointes de Mladeã typiques sont en réalité des pointes dOlcheva, cest-à-dire de Potoãka zijalka, et les seuls qui répondent à cette catégorie sont les fragments biconiques.
La pointe Pr. .5 na pas déquivalent à Potoãka zijalka et effectivement elle peut faire penser à la grande pointe de Mladeã qui de ce fait elle est la seule qui mérite le nom de pointe de Mladeã, les cinq autres de Mladeã sont disparates et atypiques. Ainsi la mouvementée carrière internationale de la grande pointe de Lautsch - Mladeã (Bayer 1929) se termine par la présence dune seule pièce digne de ce nom.
La pointe de Hill.1 ma fait hésiter.
La fente est longue et fait penser plutôt au Ka.4 qui est incontestablement fendue. Le bout est très pointu qui écarte la possibilité dun flambage par impact et la cassure au milieu. Donc il reste la solution la plus probable dune pointe moyenne à base fendue contrairement à la pièce Ka. 6 qui na conservé aucune trace de fente.
On ignore les pointes dont le bout distal serait également fendu.
Proek : bei den völlig erhaltenen Spitzen könnten wir nie eine künstliche Spaltung beobachten.
Les pointes entières ne sont jamais fendues : on peut poser légitimement la question où se trouvent ces pointes entières ? Le Pr.1 peut-être ? Mais cette pointe, bien que presque complète, présente un endommagement à la base qui peut cacher les vestiges dune base fendue.
Base fendue ou fragment apical ou médian fendu ?
Le matériel osseux de Dzeravá skala permet de réviser les notions des bases fendues, des bases biseautées ou massives.
Cas dun fragment unique
Fragment apical : on le voit sur la convergence. À partir dun fragment apical il est possible de calculer la longueur probable du fragment proximal mais il reste une probabilité similaire pour que la pointe soit plus longue et fracturée en trois morceaux apical, médian et proximal.
La décision peut dépendre de la longueur totale présumée qui correspond à la longueur moyenne des autres pointes du site.
Fragment médian : la situation est facile. Les calculs permettent de reconstruire les fragments proximaux et apicaux pour compléter la pointe. La longueur réduite des fragments médians interdit leur emploi comme fragment proximal.
Fragment proximal : un fragment proximal est long et son emploi comme fragment médian conduirait le plus souvent à des longueurs totales excessives peu probables ou peu compatibles avec les longueur moyennes des pointes entières.
Il est donc relativement facile à identifier un fragment où la question de base fendue ou non peut se poser.
Ainsi cinq fragments de Dzeravá skala ont pu être classés comme faisant partie de pointes à base fendue.
Les pointes dIstállósk seront classées dans une étude en cours.
Résumé des critères des bases fendues
La question de base fendues se pose chaque fois quune fracture se présente avec des lèvres ou des fractions de lèvres avec une trace de fente. On peut conclure également à lexistence dune base fendue lorsque toute trace de lèvre ou de fente manque mais létude du flambage aboutit à une base fragile donc probablement fendue.
Les fragments en question avec bout endommagé par impact sont les suivantes :
1) Pointe entière sauf le bout de lapex qui est endommagé : les lèvres sont fragmentaires ou manquent. Le flambage encastré/pivotant a fait casser la base par priorité donc elle était fragile même si les traces de fente sont invisibles.
2) Fragment proximal : si les lèvres sont partiellement conservées et la trace dune fente est visible la pointe était à base fendue. Si la fracture de la base et en biseau, la pointe pouvait être à base fendue ou à base massive.
3) Fragment distal (= apical+médian) : la fracture proche du milieu de la pièce témoigne dun flambage encastré/pivotant qui a cassé par priorité la base et sest transformé en flambage pivotant/pivotant, donc la base était fragile même si les lèvres ou la trace dune fente sont ab
sentes.
4) Fragment apical : le flambage encastré/pivotant a fait casser par
Figures 30. Comparaison des trous
Figure 30a La pointe à base trouée Pr. 2
Figure 30b Le fragment fendu et réaffûté de Dzeravá skala Ka. 7
Figure 30c La pointe trouée Ka .5 de Dzeravá skala
Figure 30d La pointe n°75 de Potoãka zijalka
Les trous méritent une étude microscopique spéciale
par les chercheurs qui ont étudié les trous de la flûte
de Divje babe°I.
......
....
..........
Conclusion :
La collection de Dzeravá skala nous a permis dapprofondir les méthodes de reconstructions et de mettre en évidence les similitudes et les différences entre les deux sites principaux quant à leurs collections de pointes osseuses.
Lanalyse des perforations mériterait une étude approfondie en prolongement des études entreprises au sujet de la flûte de Divje babe et du trou du P.z. n°75 déjà analysé en rapport avec les trous de la flûte.
Jai proposé la restriction de lappellation Mladeã au profit des pointes dOlcheva.
Remerciements :
Je tiens à remercier très sincèrement Mme Dr.L.Kaminská qui a mis a ma disposition le matériel de Dzeravá skala à Koice et a permis dutiliser ses dessins.
Les pièces à Budapest mont été accessibles grâce à la bienveillance de Mme V. T.Dobosi à qui jexprime ma profonde reconnaissance.
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http:// site.voila.fr/horusitzkymusic
http:// site.voila.fr/horusitzkymusic1
http:// site.voila.fr/horusitzkymusic2
Adresse : François Zoltan HORUSITZKY
14, allée des Comtes de Montfort 78610 AUFFARGIS (France)
E-mail: zhorusitzky@voila.fr
ANNEXE :
Pages de Reconstruction
Pr. 6 et Pr. 9 Pages 1 - 3
Ka. 10 Page 4
Pr. 10 Page 5
Pr. 7 Page 6
Ka.4 Page 7
Pr.1 Page 8
Pr.2 Pages 9 et 10
Ka. 5 Pages 11 et 12
Pr. 14 Pages 13 et 14
Pr. 11 Pages 15 et 16
Pr. 5 Page 17
Tableau des dimensions

# 29/06/06